Alors on en parle de ce mois d’or !?
Euhh par où commencer ? Le post partum est un continent souvent caché, souvent exploré en solitaire. On en parle de plus en plus mais la traversée n’est pas encore devenue une croisière paisible… en tout cas, pas pour moi ! Je n’avais rien anticipé pour ce post partum. Je n’avais pas vraiment de mauvais souvenir de cette période pour mes autres naissances alors je n’étais pas spécialement inquiète. J’avais lu beaucoup de choses, disant qu’il fallait anticiper, préparer des repas à l’avance, demander de l’aide… Rester couchée pendant un mois à ne rien faire pour prendre le temps de se remettre de l’accouchement !!! Alors dans la théorie, on en rêve toutes, dans la pratique comment on fait ?
Dans la vraie vie, on fait comme on peut et parfois ce post partum se transforme en tsunami ! Je dois dire que je n’ai pas vu venir ce baby blues, ce méchant contrecoup après cette grossesse difficile. Moi qui pensais que toutes ces inquiétudes partiraient en fumée quand j’aurais ce bébé dans les bras, il n’en a rien été. J’avais tellement peur pour elle. J’ai mis du temps à réaliser que tout allait bien pour elle. Et puis il y a les douleurs partout, ce corps de Bibendum dégonflé. Les larmes qui montent devant le miroir. Les larmes qui coulent pour un oui, pour un non. L’odeur du lait et du sang. Les angoisses de mort liées au fait de donner la vie… Toutes ces réjouissances qui accompagnent ce moment merveilleux de la naissance. J’ai aussi découvert la culpabilité qui accompagne ce baby blues parce que tu as tout pour être heureuse et sans savoir pourquoi tu t’effondres pour un rien ! Heureusement j’ai été bien accompagnée et j’ai réussi assez vite à reprendre le dessus. Chaque visite bienveillante m’a fait un bien fou, chaque petit mot, chaque coup de fil, chaque attention. J’avais envie de voir du monde (enfin pas n’importe qui hein !?), j’avais envie qu’on prenne soin de moi. Je ne sais pas si un congélateur plein m’aurait aidé à mieux traverser cette étape mais les visites étaient précieuses. Et puis j’ai attendu le congé paternité de mon mari comme le messie… Et c’est vraiment ça qui m’a le plus aidé ! J’ai arrêté de pleurer pour un oui ou un nom, j’ai arrêté de surveiller sa respiration toutes les 5 minutes… et j’ai repris la mienne (de respiration !). Aujourd’hui ça va beaucoup mieux, je profite sereinement de tout ce petit monde. Finalement c’est chouette d’avoir un bébé de début d’été, ça nous laisse toutes les vacances pour trouver ce nouvel équilibre à 6. Je me rends compte à quel point ce temps est précieux pour toute la famille pour que chacun trouve sa place.

C’est parti pour une nouvelle série ! J’y pensais depuis un moment déjà et par miracle j’ai réussi à finir ce papillon avant d’accoucher. Il pourra se transformer en déguisement plus tard… Bon, mon mari n’a pas du tout validé. Il se moque de moi, me disant que je fais du Anne Geddes maintenant ! Tant pis, j’assume cette nouvelle lubie pour mon dernier bébé…

Et donc à un mois ce petit papillon a déjà bien grandi ! Elle s’éveille de plus en plus. Elle fait ses premiers sourires. Nous avons enfin arrêté les couches taille préma. Elle suce son pouce. Elle reçoit une quantité de bisous quotidienne impressionnante. C’est simple, tout le monde se dispute pour la prendre dans les bras et ça tombe bien, elle adore ça !
L’autre petite dernière ! Nous avions promis que nous aurions un nouveau chaton avec l’arrivée du bébé. Entre la toxo et tout le reste nous avions préféré attendre un peu et finalement c’est tombé à pic ! J’avais oublié la joie que pouvait procurer un petit chaton dans une maison. Les enfants ont choisi de l’appeler Fatou comme le personnage de leur spectacle de fin d’année. Tout le monde est gaga et ça permet de faire un peu diversion… 😉 Surtout la grande soeur qui a beaucoup de mal à s’éloigner du bébé ! J’en profite pour vous montrer la petite robe cousue pendant ma grossesse. Il s’agit du modèle Milano de chez Ikatee en Liberty chéri ! Le modèle tombe super bien comme d’habitude !

Bonne journée !
|
|